Soutien personnalisé pour les élèves du Centre Anjou

15 octobre 2021

 

Parfois, les défis de la vie sont si grands qu’ils prennent toute la place. Christyne Lecavalier, technicienne en travail social (TTS) est là pour aider les élèves du Centre Anjou à surmonter ces embuches, afin qu’ils puissent atteindre leur objectif d’études.  

Nous l’avons rencontré pour découvrir le parcours qui l’a amené au CSSPI et ce qui la motive au quotidien. 

 

Qu’est-ce qui a guidé votre choix de carrière?  

Comme tous les intervenants en travail social, j’ai toujours voulu faire une différence dans la vie des gens, «sauver le monde » à ma façon.  

J’ai donc fait une technique en travail social au Cégep Marie-Victorin, durant laquelle j’ai fait des stages dans les Auberges du cœur et à la Direction de la protection de la jeunesse ainsi que du travail de rue. Je voulais aussi travailler avec les jeunes en milieu scolaire, alors j’ai fait un stage à l’école Henri-Bourassa en 2006*… et je ne suis jamais partie! 

Pendant ce stage, on m’a proposé un remplacement de deux ans, que j’ai fait alors que j’étudiais à temps plein. À la fin de ce remplacement et de mes études, on m’a proposé un poste dans un centre de formation générale aux adultes, pour coordonner Ma place au soleil, un programme qui vise à aider les jeunes parents à terminer leur secondaire. Depuis, j’ai travaillé dans plusieurs centres.

 

Pourquoi avoir choisi le CSSPI?  

Dans le milieu scolaire, j’ai de belles conditions de travail : pas de soir, pas de fin de semaine de garde, plusieurs semaines de vacances. Et comme je vis à Repentigny et que je travaille à Anjou, je peux aller porter mon fils à la garderie et arriver à l’école à temps pour accueillir les élèves avant le début des cours. C’est un travail parfait pour la conciliation travail-famille. 

 

Qu'est-ce qui vous motive dans votre travail? 

L’objectif premier des centres de formation professionnelle et de formation générale aux adultes est que tous les élèves obtiennent leur diplôme. Alors quand un élève n’arrive pas à se concentrer sur ses études parce qu’il vit des difficultés personnelles, je suis là pour l’aider à trouver des solutions aux problèmes qui entravent sa disponibilité à apprendre.  

Souvent, quand j’arrive le matin, je ne sais pas ce que je vais faire dans ma journée. La plupart des élèves viennent me voir parce que c’est maintenant qu’ils en ressentent le besoin. Alors je commence toujours par : « Comment est-ce que je peux t’aider? Je suis là quand tu en as besoin. » 

C’est très touchant de voir un élève en grande difficulté commencer à utiliser les outils que je lui propose, à reprendre le contrôle de sa vie, à cheminer et éventuellement, obtenir son diplôme. Certains des élèves que j’ai accompagnés à mes débuts sont même devenus mes collègues aujourd’hui!  

Parfois, les élèves ont simplement besoin d’une présence, d’encouragement, d’être écoutés. Un cas me revient régulièrement en tête. Une élève que je côtoyais à Henri-Bourassa s'identifiait comme un garçon et souhaitait être traitée comme tel. Le hasard a voulu que je la revoie quand j’ai travaillé au Centre Louis-Fréchette et ensuite au Centre Anjou. Quand elle a choisi de débuter son processus de changement de sexe, elle est venue me voir, car elle avait besoin d’une référence qui la connaissait depuis longtemps. On a eu une longue discussion, on a pensé au nouveau nom qu’il adopterait. Il m’avait vu tout au long de son parcours et quand le moment est venu, il savait que j’étais là pour l’aider. C’était vraiment une belle marque de confiance.  

 

Qu’appréciez-vous le plus au Centre Anjou? 

J’ai une grande autonomie et flexibilité pour intervenir de façon personnalisée avec mes élèves et une grande liberté pour lancer des projets.  

Par exemple, si je constate que plusieurs élèves viennent me voir pour des questions liées à la santé mentale, je peux proposer une rencontre dirigée durant laquelle ils pourront échanger. Ou si je vois que de nombreux élèves ont de la difficulté avec leur budget, je fais venir un conseiller financier pour un atelier. J’ai aussi lancé un projet de frigo communautaire pour dépanner les élèves en situation d'urgence et toute l'équipe a embarqué, en plus de l’École Hôtelière de Montréal Calixa-Lavalllée! 

Les directions embarquent dans mes projets, on me fait confiance. Je me sens très valorisée dans mon travail et on reconnait ma compétence.  

Je peux aussi compter sur la collaboration d’une super équipe. Si un élève vient me voir et que je ne peux l’accompagner face à un enjeu particulier, je peux le référer à la psychoéducatrice ou à la psychologue. Je peux aussi aller voir un enseignant et lui demander d’accommoder une élève en difficulté, car il comprend que son enseignement ne peut passer si l’élève n’est pas bien.  

Finalement, je peux compter sur les dix autres TTS des centres du CSSPI. On s’entraide, on s’appelle pour des conseils, on échange des ressources. On a même une table mensuelle durant laquelle on échange des pratiques et on fait de la co-formation. 

 

Témoignage 

Je connais Christyne depuis plus de 10 ans. Elle est très dévouée et aime son travail. Elle a à cœur le bien-être des élèves et de ses collègues. Elle est professionnelle, impliquée et toujours là pour aider. Elle est vraiment un atout pour notre équipe. 

Guy Lamoureux, directeur du Centre Anjou 

 

Un grand merci à Mme Lecavalier et aux équipes, de nos huit centres de formation générale aux adultes et de formation professionnelle qui ont à cœur la réussite de tous nos élèves! 

 

*Les TTS sont aujourd’hui présent(e)s uniquement dans les centres de formation professionnelle et de la formation générale aux adultes. Les élèves des écoles primaires et secondaires peuvent quant à eux compter sur des technicien(ne)s en éducation spécialisée.