Mieux communiquer pour une vie épanouie grâce à l’orthophonie

14 janvier 2022

Pour Laurence Charest, orthophoniste à l’école Gabrielle-Roy à Saint-Léonard, bien communiquer est l’une des clés d’une vie riche et épanouie.

Chaque jour, elle accompagne donc des élèves qui ont des difficultés de langage afin de leur permettre d’améliorer leurs interactions, à l’école et dans toutes les facettes de leur vie.

Découvrons avec elle les différentes sphères du métier d’orthophoniste et l’impact de ce vaste champ d’intervention professionnelle.

 

Quel est le rôle d’une orthophoniste en milieu scolaire?

L’orthophoniste est un spécialiste du langage et de la communication. Nos interventions sont donc très variées.

Quand on remarque qu’un enfant a des difficultés à s’exprimer, à comprendre des consignes, à écrire ou à articuler certains mots, je fais une évaluation pour bien cerner ses capacités et ses limitations. Je propose ensuite des interventions pour adapter l’enseignement à ses besoins, en s’appuyant sur ses forces.

Mon travail, c’est d’aider l’enfant qui a des problèmes de langage à l’école, mais aussi de lui permettre d’avoir de belles interactions dans tous les aspects de sa vie. Ces enfants peuvent s’isoler, se sentir différents. En travaillant le langage, on veut aussi leur permettre de développer leur estime de soi et de se sentir à l’aise d’interagir avec les autres.

 

Qu’est-ce qui vous motive dans votre travail?

L'élève et son enseignant vivent une année scolaire à la fois. Dans mon travail, c’est toute la vie de l’enfant que j’envisage : quand il ira au secondaire, quand il aura un emploi, ses différentes relations humaines. Je veux le préparer pour l’avenir, lui permettre d’argumenter, de structurer ses idées, de participer pleinement à la société. Je trouve ça très motivant de penser que j’ai un impact immédiat, mais aussi sur le futur, dans toutes les sphères de la vie de l’enfant.

J'ai la chance de constater les résultats de mes interventions dans la vie des familles. Quand un parent me dit que son enfant le comprend mieux quand il lui explique quelque chose ou qu’une grand-mère a bien compris son petit-fils au téléphone pour la première fois, c’est la plus belle reconnaissance que je puisse recevoir.

Je suis également fière de faire une différence dans la vie d’enfants et de familles issus de milieux plus défavorisés, qui n’auraient pas autrement accès aux services en orthophonie.

 

Pourquoi avoir choisi d’exercer en milieu scolaire?

Après avoir fait de la recherche, j’ai travaillé en clinique privée et je me sentais seule. J’avais envie de travailler en équipe. Dans le milieu scolaire, on construit des relations avec tous les intervenants (enseignants, professionnels, personnel de soutien, direction), pour aider l’enfant dans tous les aspects de son développement.

Je trouve aussi très stimulant de travailler quotidiennement avec des enseignantes si passionnées. Je suis une spécialiste du langage et elle, la spécialiste de la classe. On travaille en équipe, en mettant nos expertises en commun.

De plus, comme je suis dans le milieu de vie des enfants, j’ai une meilleure vision de leur quotidien, de leurs interactions et je peux intervenir de différentes manières. Par exemple, je peux attraper un enfant qui a une difficulté de prononciation quelques minutes dans le corridor et on fait des répétitions de mots farfelus ensemble. On sort ainsi du contexte formel et je peux intervenir régulièrement, ce qui est nécessaire pour ce type de trouble.

Qu’est-ce qui fait la différence au CSSPI?

Notre équipe d’orthophonistes regroupe des expériences et expertises variées. J’apprends des orthophonistes plus expérimentées, les plus jeunes partagent leurs nouvelles connaissances, on développe des outils qui peuvent être utilisés par tous. Il règne un bel esprit de collaboration respectueuse.

Le CSSPI prend aussi grand soin de ses professionnels. Nous sommes appuyés, écoutés et tout est mis en œuvre pour nous offrir des conditions de travail optimales. Par exemple, j’avais demandé à travailler dans un seul milieu pour m’investir de façon efficace auprès des élèves. On m’a donc offert quatre jours dans la même école. Le CSSPI rembourse également la cotisation annuelle à notre ordre professionnel et nous offre de nombreuses possibilités de développement grâce à un budget de formation, du mentorat et du travail en équipe disciplinaire et multidisciplinaire.

Finalement, à Gabrielle-Roy, ma direction est vraiment à l’écoute, accepte mes projets et je jouis d’une grande liberté pour la gestion des priorités. J’ai aussi la chance de travailler avec une équipe de professionnels en or et des enseignants créatifs qui font vibrer l’école. C’est vraiment un beau milieu de vie.


Laurence Charest, orthophoniste à l’école Gabrielle-Roy.