Comme un poisson dans l’eau au service de garde Jacques-Rousseau 

30 septembre 2021

Nathalie Leclerc s’est consacrée à ses trois enfants durant les premières années de leur vie. Quand sa plus jeune a rejoint ses ainés à l’école Le Carignan de Montréal-Nord, elle a eu envie de retourner sur le marché du travail. Elle a donc envoyé son CV au CSSPI, qu’elle connaissait bien en tant que parent. Elle ne savait pas alors que cette décision allait changer sa vie. 

Proximité, famille et développement personnel 

Mme Leclerc a commencé sa carrière au CSSPI par un remplacement comme surveillante de diner à l’école Jacques-Rousseau à Anjou : « C’était le travail parfait pour continuer d'être présente pour mes enfants. Je pouvais être avec eux avant et après l’école et même l’été. Et c’était pratique, car l’école était près de chez moi », souligne-t-elle.  

Puis, son nouveau travail a commencé à changer ses perspectives. « Au début, mon conjoint venait me reconduire, car je n’avais jamais voulu avoir de permis de conduire. Mais quand j’ai eu un remplacement à long terme, ça m’a donné la motivation pour passer mon permis. Je voulais être autonome ». 

Investie à 100 % 

Dès son arrivée à Jacques-Rousseau, Nathalie s’est investie pour le développement des enfants. « Pendant la période du midi, je faisais des jeux, j’organisais des activités, mes élèves appréciaient et les autres voulaient même venir dans mon groupe! Je m’impliquais aussi dans les plans d’intervention et les suivis avec les enseignants. Je sentais que j'apportais une vraie contribution et c’était très valorisant. Mes élèves me demandaient de rester le soir et je me suis rendu compte que j’avais envie de faire un suivi complet avec eux, de faire comme mes collègues éducatrices. » 

Réservée de nature, Mme Leclerc s’est donc inscrite « en secret » à l’Attestation d’études professionnelles Service de garde en milieu scolaire, « Quand j’ai eu mon diplôme, j’ai commencé par faire des remplacements. Je voulais apprendre, prendre mon temps, comprendre comment fonctionne le travail. Puis j’ai eu mon premier poste d’éducatrice en 2019-2020 et je me suis sentie comme un poisson dans l’eau. Je faisais des projets avec mes élèves de 1re année, je me sentais dans mon élément ».  

Mais en mars 2020, la pandémie a mis fin prématurément à cette première année qui avait si bien commencé. « Quand nous sommes revenus à l’école l’an dernier, avec les classes bulles et les consignes sanitaires, j’ai dû me réinventer, repenser mes jeux et mes pratiques ». 

Adieu la monotonie 

Ce que Nathalie Leclerc apprécie le plus dans son travail, c’est la diversité. « Je n’aime pas le travail répétitif et ici, chaque journée est différente, j’ai toujours de nouveaux défis. Toutes les journées ne sont pas parfaites, parfois je suis fatiguée, parfois ce sont les élèves, alors je change ma planification et je m’adapte. Je travaille avec des humains, pas des machines : ce n’est jamais monotone et c’est ce que j’aime ». 

Mme Leclerc s'implique à tous les niveaux, que ce soit auprès des parents, avec l’enseignante avec qui elle partage sa classe ou avec ses collègues éducatrices. « À Jacques-Rousseau, le service de garde est vraiment intégré dans l’équipe-école. On contribue au développement des élèves, on partage nos trucs pour les aider, on s’entraide. Je fais aussi participer les parents à mes activités, on échange sur les bons moments et les défis des enfants, à l’école et à la maison ». 

Chaque jour, Nathalie constate qu’elle fait une différence dans la vie des élèves et une histoire est particulièrement chère à son cœur. « Un de mes élèves avait un TSA (Trouble du spectre de l’autisme). Il ne voulait pas participer aux activités, il restait dans son coin et ne parlait à personne. Au fil des jours, j’ai réussi à l’intégrer dans le groupe et à la fin de l’année, il participait et était fier de ramener ses projets à la maison. Ses parents ont même constaté une évolution à la maison, alors que ça n’avait jamais été le cas auparavant. Nous étions tous très émus et encore aujourd’hui, il revient me voir ». 

« Mes élèves sont mes cocos et je les aime. Quand ils ne veulent plus partir le soir, je me dis que je dois bien faire mon travail! » 

Éducatrice, collaboratrice et mentor 

Nathalie Hébert, technicienne de service de garde à Jacques-Rousseau, n’a que des bons mots pour sa collègue. 

« Nathalie est une excellente éducatrice. Elle est toujours positive et disponible pour aider ses collègues, elle fait de très beaux projets avec son groupe et elle anime tellement bien que j’ai toujours le goût de rester dans son groupe pour assister à ses activités! Elle cherche toujours à aider ses élèves à progresser, elle s’informe auprès des professionnels, elle fait des recherches pour aider ses amis en difficulté. Elle est proactive, toujours prête à trouver des solutions, dynamique, calme et à l’écoute! » 

Ainsi, même si Mme Leclerc débute dans sa carrière, Nathalie Hébert n’a pas hésité à lui demander de recevoir des stagiaires. « Elle est capable de transmettre ses connaissances, de guider la stagiaire et de lui dire avec délicatesse quand il y a des trucs qui ne fonctionnent pas ». 

Merci à Nathalie Leclerc d’avoir partagé son parcours inspirant avec nous et merci à tou(te)s les éducateur(trice)s en service de garde qui contribuent chaque jour à la réussite de nos élèves.